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George SAND



   Née à Paris le 5 juillet 1804, George Sand, ou Aurore Dupin, était issue d’un milieu aristocratique, son père étant le fils de Marie Aurore de Saxe. Cependant sa mère, Sophie Delaborde, avait des origines beaucoup plus modestes. Aurore fut élevée dès son enfance par sa grand-mère. Elle fit ses études à Paris au couvent des Augustines anglaises. À 18 ans, elle se mariait avec le baron Casimir Dudevant. Rapidement un premier enfant, Maurice, naquit. Mais des tensions dans le couple apparurent assez vite. La jeune Aurore commença alors à recevoir de jeunes étudiants à Nohant : Stéphane Ajasson de Grandsagne, son premier amant, ensuite Jules Sandeau, futur académicien avec lequel elle écrivit son premier roman : Rose et Blanche. Malgré la naissance d’un second enfant, Solange, la rupture entre les époux était imminente. Aurore décida de gagner son indépendance matérielle par la littérature. Elle prit la moitié du nom de Jules Sandeau et le prénom de George pour composer son pseudonyme. Son premier roman, Indiana fut publié par l’éditeur François Buloz, qui s’occupa de presque toute son œuvre (environ cinquante romans).

    La romancière écrivit de très nombreuses nouvelles pour différents journaux, mais aussi des articles politiques, car elle était engagée dans la vie de son époque. Par contre la plupart de ses romans avaient pour cadre la région de Nohant en Berry qu’elle avait dénommée « La Vallée Noire », car elle est très boisée et sillonnée de mille « traînes ». Elle aimait « ces sillons de terres brunes et grasses, ces gros noyers tout ronds, ces petits chemins ombragés, ces buissons en désordre, ce cimetière plein d’herbes, ce petit clocher couvert de tuiles, ce porche de bois brut, ces grands ormeaux délabrés, ces maisonnettes de paysans entourées de leurs jolis enclos... » (Histoire de ma vie). Parmi ses œuvres, les plus connues sont La petite Fadette, La mare au diable, François le Champi. Dans Histoire de ma vie, elle retrace la vie de sa grand-mère, Aurore de Saxe, et de son père, donnant à réfléchir sur l’Ancien Régime et la Révolution.

    Féministe raisonnée, socialement et politiquement très convaincue, George Sand présentait un caractère aux multiples facettes. Elle fit naître le scandale par son comportement : vêtements d’homme, activités d’homme, mais un instinct maternel très développé : Maurice, « le plus grand amour de George Sand ». De nombreux amants jalonnèrent la route de la romancière : précepteurs de ses enfants, écrivains engagés, jeunes artistes, admirateurs (Henri de Latouche, Prosper Mérimée...). Une relation tumultueuse avec Alfred de Musset et une liaison de sept années avec Frédéric Chopin furent des temps forts de sa vie sentimentale.

    C’est pourquoi la demeure de Nohant fut toujours considérée comme un refuge pour George Sand, pour oublier les turbulences parisiennes. Elle y invitait des hôtes illustres, tels que Liszt, Delacroix, Dumas-fils, Flaubert, Tourgueniev... Prodiguant services et soins à la population modeste de Nohant, elle fut rapidement aimée et respectée de tous. C’est en 1846 qu’elle s’y installa définitivement. Elle y resta jusqu’à ce qu’elle décède d’une occlusion intestinale, à l’âge de 72 ans. « Cette terre de Nohant » où précise-t-elle « j’ai été élevée, où j’ai passé toute ma vie et où je souhaiterais pouvoir mourir », ... elle y restera...

    Elle resta longtemps pour les berrichons de la Vallée Noire « la bonne Dame de Nohant ». D’autre part, elle sut s’imposer parmi les noms illustres de la littérature française du XIXe siècle, essentiellement masculine.


Claire Sibéril.

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