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Maurice Rollinat

   Né à Châteauroux le 29 décembre 1846, Maurice Rollinat était issu d’une famille d’Argenton-Sur-Creuse. Il était le deuxième fils de l’avocat François Rollinat qui fut un grand ami de George Sand. Maurice fit ses études au collège Saint-Pierre de Châteauroux. Bachelier à dix-neuf ans, il se dirigea ensuite vers le notariat, à contrecœur, car en réalité la poésie et la musique l’attiraient déjà beaucoup. En 1866, il devint clerc chez l’avoué Maître Landry, à Orléans.

    Grâce à l’entremise de George Sand et d’Emmanuel Arago, il entra dans les bureaux de l’Hôtel de Ville du VIIe arrondissement de Paris pour y gagner modestement sa vie. Quelques poèmes furent imprimés à cette époque, notamment par la Renaissance littéraire et artistique en 1873, puis en 1876 par le Parnasse contemporain, la République des Lettres et la vie littéraire.

    Sa participation à la création du « Club des hydropathes » en 1878 et du club du « Chat noir » en 1881 lui valut de fréquenter des personnalités du monde des lettres et des spectacles dont Théodore de Banville, Paul Verlaine, Barbey d’Aurevilly et Sarah Bernhardt faisaient partie. De jeunes artistes, poètes musiciens se retrouvaient dans ces clubs pour dire des vers et chanter.

    Rollinat remporta de grands succès en tant que chanteur et pianiste dans les salons et cabarets. Après une soirée chez Sarah Bernhardt, un article parut dans le Figaro, mais ce fut avec les Névroses éditées par Charpentier en février 1883 qu’il acquit la gloire. Il reçut beaucoup d’éloges, mais également des critiques et sarcasmes. D’autre part sa femme Marie Sérullaz, qu’il avait épousée à Lyon en 1878, le quitta définitivement, lui reprochant principalement ses fréquentations. Pour ces raisons, il décida de quitter Paris le 11 septembre 1883, accompagné d’une actrice, Cécile de Gournay.

    Il s’installa alors dans une petite maison près de Fresselines dans la Creuse, dans laquelle il vécut très simplement, recevant quelques visiteurs du coin et parfois certains venant de Paris, comme Adolphe Brisson ou Claude Monet. Il passa vingt années ainsi, éloigné du tumulte de la vie parisienne. Cependant il continua à écrire. L’Abîme parut en 1886, La nature en 1892, Les Apparitions en 1896, et Paysages et paysans en 1899. Plusieurs poésies parurent dans la presse parisienne, notamment dans le Figaro.

    Mais ses ressources financières devinrent de plus en plus précaires.

    De plus, son état de santé déclina peu à peu, Rollinat manifestant une fatigue nerveuse évidente. Cécile, sa compagne, qui s’adonnait à la morphine, se fit mordre par un chien enragé. Elle mourut le 24 août 1903. La solitude que cette mort engendra fut très lourde à supporter pour Rollinat. Il tenta à deux reprises de se suicider.

    Probablement atteint d’un cancer, il décéda le 26 octobre 1903 dans la clinique du Dr Moreau à Ivry-sur-Seine. Il fut inhumé à Châteauroux, au cimetière Saint-Denis. Fasquelle publia de nombreux inédits. Des manifestations du souvenir eurent lieu en Berry et à Fresselines, bien que Rollinat fût parfois un poète et un musicien contesté.

    En 1946, la seconde association d’Amis de Maurice Rollinat fonda le prix Rollinat : un prix annuel de poésie.


Claire Sibéril.

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