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Alain-Fournier

  

Henri Alban Fournier dit Alain-Fournier, naquit le 3 octobre 1886 à la Chapelle-d'Angillon dans la maison de ses grands-parents M. et Mme Barthe.

    Comme sa sœur Isabelle, il fit ses études primaires dans la classe de son père, directeur de l'école de garçons d’ Épineuil-le-Fleuriel et fut reçu premier au certificat d'études. Après douze années passées dans ce cadre très familial, Henri fut envoyé en classe de sixième à Paris au Lycée Voltaire où il remporta le prix d'excellence en classe de quatrième. Il resta trois ans dans ce lycée, de 1898 à 1901, date à laquelle il arriva au Lycée de Brest dans l’intention d’y préparer ultérieurement l’École navale.
Mais, en janvier 1903, Henri entra en classe de philosophie au lycée de Bourges et passa avec succès son baccalauréat.

    Au mois d'octobre de cette même année, il s'inscrivit en khâgne au lycée Lakanal de Sceaux afin de préparer le concours d'entrée à l'École Normale Supérieure. C'est là qu'il se lia d'amitié avec Jacques Rivière, le futur époux de sa sœur Isabelle. À cette période, les parents d’Henri, furent nommés à La Chapelle d’Angillon.

    L'année 1904 marqua le début d'une seconde khâgne, tandis que 1905 fut celle de la rencontre déterminante entre Alain-Fournier et Yvonne de Quièvrecourt, qui n'était autre que Yvonne de Galais dans Le Grand Meaulnes.
Sans se décourager, il entreprit une dernière année de khâgne à Louis-le-Grand en 1906-1907 et composa simultanément le premier de ses textes : Le corps de la Femme, qui fut publié en revue et signé de son pseudonyme : Alain-Fournier. Il s’était alors installé à Paris avec sa sœur Isabelle et leur grand-mère, madame Barthe, au 60, rue Mazarine.
Ayant échoué en juin à l’écrit de Normale il passa en août 1907 des vacances avec Jacques Rivière, chez ses grands-parents à Cenon, près de Bordeaux.

    Cependant, ne pouvant plus profiter de dispense pour poursuivre ses études, il fut intégré au 23e Dragon de Vincennes puis passa au 104e régiment d'infanterie à Latour-Maubourg. Au cours des mois de mai et juin 1908, il participa à des manœuvres militaires très pénibles, aux alentours du camp de Mailly, puis dans la banlieue Sud de Paris, et passa au Mans un examen d’admission au peloton des EOR (Élèves officiers de Réserve). Nommé caporal il partit en Touraine. Le circuit se poursuivit à Levroux et Azay-sur-Cher et se termina comme sous-lieutenant à Mirande dans le Gers. En octobre 1909, libéré de ses obligations militaires, il retrouva l'univers familial à Paris. Cependant Jac ques Rivière, son ami, et Isabelle, sa sœur, s’étaient alors mariés, ce qui renforça certainement ce sentiment de solitude qu'éprouvait, semble-t-il, continuellement Alain-Fournier, obsédé par l'idéal féminin que représentait pour lui Yvonne de Quièvrecourt .

    En janvier 1910, Henri devint rédacteur d'échos pour Paris-journal, un quotidien créé en 1908. Un premier livre prit alors corps : Alfred Meaulnes (un camarade d'Épineuil) qui devint Le Grand Meaulnes le 4 avril 1910.
Le mois de février 1910 marqua un nouveau départ, amoureux et littéraire. Il fit en effet la connaissance de Jeanne (Valentine dans son livre futur), une petite modiste simple et polie, originaire de Bourges. D'autre part il fut chargé d'un travail régulier : la rédaction d'un courrier littéraire dans Paris-Journal, ce qui lui permit de faire la rencontre de Marguerite Audoux et de Charles Péguy.

    Ayant perdu son emploi en 1912, il se fit introduire par l'intermédiaire de Charles Péguy chez Claude Casimir-Périer dont il devint le secrétaire et l'amant de son épouse Simone, célèbre actrice.Il renonça à présenter Le Grand Meaulnes au jury du prix Goncourt au profit du Peuple de la mer de Marc Elder : « je ne demande ni prix, ni argent, mais je voudrais que le Grand Meaulnes fût lu ».

    En 1914, il travailla alors à un nouveau roman : Colombe Blanchet, ébaucha une pièce de théâtre : La maison dans la forêt, mais le 1er août 1914 fut la mobilisation générale : Henri regagna Mirande et le 1er septembre entra dans la bataille. Alain Fournier disparut le 22 septembre 1914, sur les Hauts-de-Meuse, dans les bois communaux de Saint-Rémy-La-Calonne. Tombé sous les balles allemandes, avec vingt autres fantassins, son corps ne fut retrouvé qu’en novembre 1991 près de la tranchée de Calonne, par des archéologues, après quatorze années de recherches.

    Le Grand Meaulnes et Alain-Fournier sont souvent confondus. Dans l'esprit de beaucoup de gens, ils ne forment qu'un personnage.

Claire Sibéril

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